Le FBI s'implique dans l'affaire d'extorsion des Travolta

John Travolta, Jett Travolta Courtesy of Travolta Family

Le FBI donne un coup de main — ou plutôt d'oreille — dans l'affaire d'extorsion dont John Travolta et Kelly Preston sont victimes, en faisant intervenir des experts en analyse vocale, pour aider la police des Bahamas dans l'affaire, comme E! News l'a appris en exclusivité.

Les spécialistes ont été appelés, selon les forces de l'ordre, parce que l'enquête de la police se concentre désormais sur des conversations téléphoniques "délicates" qui auraient eu lieu entre la sénatrice Pleasant Bridgewater, qui a démissioné de son poste après avoir été inculpée de complicité et conspiration d'extorsion ce week-end, et les avocats de Travolta.

Les conversations tournaient autour de documents obtenus par le chauffeur d'ambulance Tarino Lightbourne, l'auxiliaire médical qui a affirmé avoir été présent quand Jett Travolta, 16 ans, est mort le 2 janvier dernier. L'adjoint du commissaire divisionnaire de la police Marvin Dame a dit que les documents étaient actuellement entre les mains de la police.

Selon les sources, Lightbourne, qui a plaidé non coupable lundi de tentative d'extorsion et de conspiration, pensait que les documents mystères auraient embarrassé les Travolta et les aurait rendus vulnérables à la critique et à des questionnements quant à leur manière de gérer l'attaque qui a mené à la mort de Jett.

Bridgewater a été impliquée dans des conversations avec l'avocat local des Travolta, la sénatrice bahamienne Allyson Maynard-Gibson, après avoir été engagée comme avocate de Lightbourne.

Dame a dit que l'enquête avait atteint un "stade critique", mais qu'elle était encore en cours.

Il a aussi nié les rumeurs selon lesquelles le complot d'extorsion était lié à des photographies de Jett.

"Il y a des rumeurs qui courent au sujet de photos", a-t-il dit. "C'est inexact. Il s'agit spécifiquement d'un document que l'accusé prétendait avoir en sa possession et qu'il utilisait pour extorquer des sommes d'argent importantes à la victime, M. Travolta."

"L'enquête est toujours en cours, donc je n'ai pas l'intention de divulguer des détails sur cette affaire."

La troisième personne qu'on a fait venir pour être interrogée par la police la semaine dernière, Obie Wilchcombe, membre du parlement bahamien et ami proche de la famille Travolta, ne semble pas être soupçonnée, selon nos sources.

"C'est lui qui a dit à Pleasant de dire à son client d'aller "se faire voir"", a dit une source proche de l'enquête. "Il n'a jamais fait partie des discussions liées à l'extorsion. Il n'y a eu aucune discussion de Wichcombe, ni aucun enregistrement de quelque sorte que ce soit."

Bridgewater, qui doit aussi faire face à de lourdes factures légales après avoir remis en question sans succès les résultats de l'élection générale le mois dernier, pourrait être condamnée à huit ans de prison si elle est inculpée.

La lecture de l'acte d'accusation doit avoir lieu mercredi.

Entre-temps, Lightbourne est toujours en garde à vue, car l'accusation n'a pas voulu le libérer sous caution.

Les Travolta n'ont fait aucun commentaire sur l'affaire, mise à part une déclaration de leurs avocats la semaine dernière, parlant "de quelques individus qui tentent de faire de fausses déclarations dans l'espoir de gagner des millions de dollars".

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